Notre famille n’avait jamais été confrontée au décès d’un de ses jeunes membres et encore moins à la maladie… et n’imaginait pas un seul instant ce qu’elle allait découvrir en poussant la porte de son appartement…Une fois le choc de son départ prématuré et les émotions atténués, très vite s’est présentée la question de vider son appartement dans la périphérie de Bordeaux en Gironde.

Pour des raisons purement économiques, nous devions rendre au plus vite son appartement dont elle était locataire afin d’arrêter d’en payer le loyer et les charges. J’ai un vague souvenir d’elle me disant sur son lit d’hôpital, qu’elle était embêtée car son appartement n’était pas propre. J’ai aussi le souvenir de lui avoir répondu que ça n’était pas grave et que je comprenais parfaitement car avant d’être hospitalisée elle n’était pas en grande forme, c’est le moins que l’on puisse dire.

Je tiens ici à partager mon expérience douloureuse de la découverte des conditions de vie de ma tante touchée par le syndrome de Diogène ainsi que celle de son vide maison sur la région bordelaise. Car j’ai compris depuis que nul n’est à l’abri de se retrouver un jour face à une telle situation sans pour autant en être responsable. Paix à son âme.

La découverte du syndrome de Diogène

Si on vous le raconte, vous aurez du mal à y croire tant que vous n’y êtes pas confrontés. Le syndrome de Diogène touche généralement les personnes âgées en fin de vie. Ma tante n’était pas âgée, loin de là, mais elle était malheureusement en fin de vie chose que nous n’avions pas imaginée une seconde. C’est rare, mais cela peut aussi concerner des personnes de moins de 50 ans. Drôle de syndrome que celui dit de Diogène : accumulations en tout genre, fin de vie négligée sans que personne ne s’en rende compte bien souvent…

Sur le coup, on ne comprend pas. On éprouve même de la colère vis à vis de la victime : comment a t’elle pu en arriver là sans nous demander de l’aide ? On éprouve aussi et surtout beaucoup de remords : comment ne nous en sommes-nous pas rendu compte ? C’est après avoir osé en parler à un médecin que pour la première fois nous avons entendu parler du syndrome de Diogène.

Le syndrome de Diogène est une forme de trouble du comportement très difficile à décrire. Il touche des personnes aux profils différents qui ont souvent  pour seule caractéristique commune leur refus de recevoir toute aide extérieure. Manque d’hygiène, conditions de vie insalubres, isolement social, sont toutefois des signes de détection du syndrome.

Dans la majorité des cas, la personne ne veut pas se débarrasser des objets acquis, aussi inutiles et sales soient-ils : journaux, boîtes, aliments, déchets, etc. Elle reste de marbre face aux détritus et aux saletés de son logement. Le rangement et le nettoyage ne font plus partie de son quotidien, provoquant ainsi des risques d’insalubrité importants.

C’est tout à fait ce que nous avons découvert le jour où nous sommes entrés chez elle après son décès. Une odeur pestilentielle, impossible de mettre un pied devant l’autre. Le choc. Des détritus, des déchets jusqu’au plafond, la baignoire remplie… Je me souviens d’avoir vu derrière le meuble de télévision une botte, des revues, du linge et… une saucisse qui dépassait… Que faisait-elle donc là ?? Je n’ai jamais compris.

Que faire face à ça ? A qui s’adresser ?

A la recherche d’aide

Il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour réaliser que nous ne pouvions pas faire face seuls à cette situation. Nous avions d’autres choses à gérer et dans la peine immense que nous avions tous, nul ne se sentait capable de se lancer dans le déblaiement et le nettoyage de ce qui ressemblait désormais à un taudis. Il nous fallait vite trouver une solution car nous n’avions ni le courage ni le temps et encore moins les véhicules adaptés pour nous lancer dans le débarras intégral et le nettoyage de son logement. Il y en avait partout…

On a essayé pourtant, on a acheté des sacs poubelle puis, on s’est lancé avec mes oncles. Mais, nous nous sommes vite arrêtés…

Les murs étaient devenus invisibles, les portes ne pouvaient plus ni s’ouvrir ni se fermer. Plus nous avancions, plus nous étions face à l’impensable. Il faut que vous sachiez que ma tante habitait au quatrième étage sans ascenseur et aussi qu’elle n’avait pas le permis de conduire. Vous comprendrez facilement qu’il fallait aller la chercher pour un repas ou encore aller faire des courses. Nous convenions donc à chaque fois d’une heure de passage, et devinez, à chaque fois, elle nous attendait en bas de l’immeuble.

Nous n’avons rien vu, rien soupçonné. La pauvre, elle cachait bien son jeu. Puis un jour elle a été hospitalisée, ça a duré un peu, elle n’est jamais revenue chez elle. C’est à ce moment là que nous avons découvert ses terribles conditions de vie.

En cherchant sur la toile « vide maison Bordeaux », nous avons été soulagés de voir que des professionnels du déblaiement existaient. Nous ne le savions pas. Il ne nous restait plus qu’à trouver la solution de débarras en Gironde en qui nous pourrions avoir entière confiance, un vide maison total à côté de Bordeaux qui pourrait réaliser le travail rapidement et surtout en toute discrétion et aussi nous permettre de rendre l’appartement au bailleur propre… et si j’ose l’écrire, comme si de rien n’était.

Nous étions effrayés par les voisins et ce qu’ils auraient pu penser…, le bailleur aussi et tout ce que ça allait nous coûter? Effrayés par ce que nous avions découvert sans jamais s’en être doutés. Effrayés par les services sociaux car…elle avait deux enfants qui vivaient avec elle dans cet environnement et eux non plus n’ont jamais rien dit à personne. Et pourtant à l’époque nous étions encore une famille soudée, c’est après tout ça que malheureusement notre famille a volé en éclats.

Un « débarrasseur-nettoyeur », un métier inconnu pour nous à l’époque

Nous avons choisi de nous orienter vers une société recommandée par un site internet dédié et spécialisé dans le domaine, société vérifiée pour son sérieux pour plus de sécurité. Et à notre grand étonnement, ils n’ont pas été surpris par notre demande. Ils sont habitués, c’est leur quotidien ! En quelque sorte cela nous a réconforté…

A l’écoute avec beaucoup d’empathie, réactifs et très humains, telle a été pour nous notre expérience du vide maison de ma tante, pas loin de l’aéroport de Mérignac.

Nous avons ainsi appris et découvert par la même occasion que des professionnels du débarras agissent partout en Gironde : ils font place nette dans n’importe quelle habitation. Ils peuvent même intervenir chez des professionnels, comme par exemple dans des entreprises en faillite ou des entrepôts ou alors après un dégât des eaux ou un incendie. Je vous promets que tant que nous n’avions pas eu besoin d’eux, nous ne savions pas que c’était un métier que celui de vider un appartement.

Très rapidement ils se sont déplacés dans le logement de ma tante pour évaluer les volumes à évacuer. Il s’agissait principalement d’objets et de déchets tous bons pour la déchetterie hormis quelques documents administratifs noyés dans la masse et dont nous avions absolument besoin. Au moment du vide maison, ils nous ont restitué tous les documents qu’ils ont trouvé. Ils se sont occupé de tout en moins d’une semaine sans que le voisinage ne soupçonne quoi que ce soit. Inutile de vous préciser qu’ils nous ont rendu une fière chandelle. D’autant plus qu’ils se sont aussi chargé du nettoyage et de la désinfection du logement insalubre de ma tante…

Des nettoyeurs hors pair

En plus d’assister au débarras rapide de l’appartement de ma tante, nous avons vu arriver des nettoyeurs de l’extrême hyper organisés et équipés.

Le syndrome de Diogène
Vide maison Bordeaux cas de syndrome de Diogène

Une fois qu’il n’y a plus rien eu dans le logement, ils se sont lancés habillés en cosmonautes au nettoyage complet : lessivage et javellisation du sol au plafond en passant par les portes te les fenêtres, désinfection et traitement anti nuisibles. Ah oui ! J’ai peut-être oublié de préciser que nous avons fait des rencontres chez ma tante : blattes, cafards, mouches par nuées, vers en tout genre…

En toute honnêteté, si il avait fallu faire nous mêmes le vide maison de ma tante, il nous aurait fallu plusieurs semaines d’un travail éreintant.

Mon mot de la fin…

Si vous êtes malheureusement confrontés au besoin de procéder dans l’urgence à un vide maison sur Bordeaux et ses alentours, et encore plus si vous découvrez un cas de syndrome de Diogène, n’hésitez pas un instant à faire appel à une société spécialisée dans le débarras maison et le nettoyage approfondi. Le jeu en vaut la chandelle et en toute sincérité, le prix est vraiment justifié.

Je pense à toi.